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Skin and Wire

Quand Luke Askance, chanteur et banjo-iste britannique, a été présenté à Bog Mallow, guitariste postpunk du underground toulousain, la parole s’est faite chair. Le son de la guitare garage de l’un était précisément ce que l’autre cherchait pour donner un élan  aux sonorités faussement innocentes de son banjo folk et à ses textes anglo-français. Rejoints par Léonard Bossavy à la batterie, Luci « Bob » Schneider à la basse et plus tard Camille Sabathier au violon, alliés désormais indéfectibles de cette escapade rock, folk et punk, ils sont désormais unis selon les liens (sacrés ?) du postpunk britannique et des grands expérimentateurs du rock’n'roll tels que les Velvet Underground ou Le Gun Club.

Ensemble ils voulaient prouver que de bonnes doses d’engagement, d’innovation et des bases simples du rock’n'roll peuvent toujours, selon dans les mots de Jerry Lee Lewis :  » secouer les nerfs et bringuebaler le cerveau ». L’enthousiasme suscité par chacun de leurs concerts, à Londres, Paris ou en région toulousaine a prouvé qu’ils sont sur la bonne voie . Un programmateur croisé sur leur chemin ne s’y est d’ailleurs pas trompé : « Il faut qu’on prêche la bonne parole de Skin and Wire! »

Pas question pourtant de s’enfoncer dans les clichés du punk-rock gueulard ni de se complaire dans les complexifications vides de la pop hipster. Il y a de la poésie et de la passion dans leur rock’n’roll franco-britannique, nourries aux racines par les vibrations anciennes du folk, du blues et d’autres musiques « traditionnelles ».

Après un premier EP paru en 2014 (enregistré avec Aurore Show au violon) puis un clip pour accompagner leur arrangement de la chanson « Jolly Banker » de Woody Guthrie (lauréats du Concours Zebrock), ils enregistrent actuellement leur deuxième album à paraître en 2017.

Pas de parole sans chair : C’est donc le live qui les caractérise le mieux. Skin and Wire aime générer cette énergie qui fait va-et-vient avec le public, l’inconnu qui guette, la sueur, le physique, le présent. Le groupe prend au mot Lou Reed dans sa description de la petite Jenny, dont la « vie fût sauvée par le rock’n'roll »…

AVEC :

Bog Mallow : guitare & voix
Luci  »Bob » Schneider : basse & voix
Léonard Bossavy : batterie & voix
Camille Sabathier : violon & voix
Luke Askance : banjo & voix

Une réflexion sur “ Skin and Wire ”

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